Auteur Sujet: Le duo terra ou comment passer de cinque terre à deux.  (Lu 466 fois)

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Le duo terra ou comment passer de cinque terre à deux.
« le: 03 novembre 2017, 22:51:24 »

Nous étions partis dans l’intension de naviguer sur l’ensemble du parc des Cinque Terre mais du fait des conditions de mer, d’un mauvais timing et surtout d’un manque de préparation dans ce voyage, ce qui est chez nous coutumier, nous nous sommes limités à duo terre et encore. L’essentiel de notre séjour se résuma à la marche.
Petite chronique, de notre viaduc du 1er novembre, qui concerne plus les marcheurs que les pagayeurs et pour cause…


Bien que nous ne fumes que deux et que nous soyons peu prosaïques, nous passâmes l’essentiel des cinq jours à Cinque Terre, à terre.
 Un long trajet nous obligeât un départ matinal. Comme à notre accoutumé nous choisissons notre destination à la dernière minute (une fois installés dans la voiture) et privilégions le passage par  les cols aux raccourcis qu’offrent les tunnels.
Samedi 28/10 il est environ 10h lorsque nous franchissons le col du Mt Cenis. Le vent violent et glacial, température 1°C à 2083m, soulève des moutons sur le lac en contre bas. Une brume épaisse circule à vive allure en direction de l’Italie. Arrivés au niveau du barrage nous assistons à un défilé de canadairs dont certains secoués par les rafales de vents disparaissent dans la brume, avant d’en sortir visiblement chargés en eau.  Nous prenons de prime abord, ce balai aérien pour un exercice d’entrainement, mais il n’en fut rien. Plus bas dans la vallée juste au dessus du village de Suze la montagne est en feu. Le vent attise de nombreux foyers au dessus desquels avions et hélicoptères larguent leur chargement. En ville les vigile del fuoco s’activent ; la fumée couvre la vallée jusqu’à Turin.


En milieu d’après midi nous arrivons à Levanto. En passant devant la plage nous constatons la présence d’une belle houle. De nombreux surfeurs profitent de belles vagues. Nous apprendrons plus tard que Levanto est un spot réputé pour le surf.


Après avoir pris possession de notre emplacement au camping d’Aqua Dolce nous envisageons une rapide ballade à pied sur un des chemins du littoral.
Le camping est idéalement placé. À l’aide d’un chariot il est possible de mettre à l’eau sans prendre la voiture, de plus ce camping se trouve en bordure immédiate du centre du village. Pour autant, son emplacement entraine un inconvénient de taille. Jour et nuit les cloches de l’église annoncent les heures et demie heures et entre minuit et une heure ce sont les quarts d’heures qui vous sortent du sommeil.  De plus les emplacements de 9m² entrainent une certaine promiscuité. En ce début novembre, période de vacance pour les allemands, le camping coté camping-car annonce complet, les véhicules sont alors alignés les uns à coté des autres laissant à peine la place d’y installer une table. En ce qui nous concerne le bilan est très mitigé, on s’attèlera donc à chercher un autre camping pour notre prochain séjour dans les Cinque Terre quitte à ce qu’il soit plus éloigné de la mer.


Dimanche matin levé au 6eme coup de cloche, nous allons rapidement prendre l’air de la mer. Du camping nous entendons le fracas des vagues sur la plage ce qui ne signale rien de bon. Alors que le jour se lève à peine, la plage est déjà envahit de surfeurs. La houle est encore plus importante que la veille.
Au camping on nous signal l’arrivée d’une perturbation pour mardi, alors que meteo.it annonce grand beau jusqu’à jeudi. Qui croire ? Quoi qu’il en soit aujourd’hui sera journée ballade par les hauts, direction le village de Vernazza par Monterosso. Comme nous n’avons pas de carte nous nous trompons de chemin histoire de rallonger le périple. Il fait beau et chaud, le paysage est splendide, entre deux sanctuaires (souvent saccagés) nous nous goinfrons d’arbouses. Nous arrivons en fin de journée à Vernazza après une belle journée de marche. La mer est toujours agitée mais nous programmons une mise à l’eau pour le lendemain ;
Lundi l’état de la mer n’a pas changé. La houle aurait même pris encore de l’amplitude, les vagues permettent la pratique du surf sur toute l’étendue de la plage. Tant bien que mal nous embarquons pour une partie de montages russes. Outre la houle un clapot croisé n’arrange pas les choses. Nous passons la pointe de Mesco sans pouvoir nous approcher du littoral. À Monterosso la mer est, étonnement, beaucoup moins agitée. Mais dés que nous nous dirigeons en direction de Vernazza le chaos gagne de l’importance. Est-ce du au va et vient des bateaux de touristes ? Alors que nous sommes à mi-distance nous décidons de faire demi-tour. Par ces conditions, il n’y a strictement aucun endroit ou il est possible de débarquer le long des falaises. Nous débarquons à Monterosso del Mare histoire de casser une croute puis assurons notre retour jusqu’à notre point de départ.
Comme il nous reste un peu de temps nous faisons quasiment le même parcours, à pied via un chemin du littoral qui démarre du camping .
En fin de journée le vent se lève, la tente est agitée par les bourrasques toute la nuit.


Mardi au petit matin le vent est encore bien présent.  Nous décidons de nous rendre à Riomaggiore pour faire la traversée des Cinque Terre à pied.
Du train, à l’un des rares endroits où l’on aperçoit la mer, entre deux tunnels, il semblerait que la houle ait disparu. Constat confirmé à l’arrivée à Riomaggiore.
Moment d’hésitation, retournons-nous chercher le kayak ?
Malgré une mer quasi parfaite pour une escapade maritime, nous restons sur notre décision avec un peu de regret sur ce mauvais timing.
Le ciel est bleu azur, pas la trace du moindre nuage, la surface de l’eau n’est couverte que d’un faible clapot.
Nous prenons alors la direction de la montagne pour rejoindre Manarola, puis Corniglia par Volastra. Nous décidons ensuite de prendre le chemin payant du littoral, afin de pouvoir comparer avec le chemin d’altitude pris l’avant-veille.
Il est 17 :15, à la tombée de la nuit, nous arrivons à Vernazza après une visite de Corniglia.


Mercredi, avant un retour en France, nous allons nager une dernière fois dans une mer parfaite pour une sortie kayak.
Retour par le Mt Cenis ou cette fois il fait 7°C  vers 18h et pas un pet de neige en vue, en dehors des glaciers de la Vanoise…


Bilan : cinq jours de beau temps. Après prises d’information auprès de surfeurs nous aurions du nous informer via la météo marine locale qui donne la hauteur de houle pour la pratique du surf.
Ceci dit nous avons apprécié les chemins quasi déserts, ceux payants étaient un peu plus fréquentés mais tout à fait accessibles pour marcher à bonne allure. Nous avons largement préféré les chemins d’altitude à celui du littoral qui globalement offre peu de vues, si ce n’est à l’approche immédiate des villages. Le travail de terrassement est très impressionnant et mises à part quelques vignes qui sont encore entretenues, de nombreuses terrasses sont envahies par la végétation.
Si l’on exclu le bout de chemin du littoral encore accessible, les chemins sont mal entretenus, à de nombreux endroits les terrasses se sont éboulées ce qui est fort dommageable au regard des efforts faits par ceux qui ont construit tout cela. Et comme dans de nombreux endroits sur-fréquentés, les détritus abondent.
Bien que nous soyons en fin de saison touristique, le tourisme de masse est présent dans les villages. Du fait de l’étroitesse des rues, quasiment toutes piétonnes, l’espace de circulation est rapidement saturé par les adeptes du lèche vitrine. On n’ose pas s’imaginer l’été ici…
Les relations avec la population locale ont été très agréables, les discussions très ouvertes.
Petite anecdote, sur les chemins les français étaient très largement majoritaires, nous avons vus 6 marcheurs lors de notre pause le dimanche puis deux groupes de français lors de celle de mardi, pas foule ! Malgré cette faible densité de marcheurs sur les chemins d’altitude, au hasard de notre périple, nous avons croisé un couple avec qui nous faisions du VTT il y a une dizaine d’années. Le monde est petit !


Coté marche nous avons fait l’équivalent d’une année de steps en salle (ou presque).
Nous reviendrons certainement afin de réaliser l’intégrale en kayak et visiter les grottes, avec cette fois un œil sur la météo marine, ce n’est que partie remise.
Photos ICI avec une seule prise depuis le kayak, suite à une precedente experience dans de telles conditons, je n'avais nullement l'envie de perdre un second boitier;

  • Plasmor K2 RAID II ; Gumotex K2 river; Gumotex Seawave; CS Canoe Big Monster

Hors ligne YANN42570

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    • Ma galerie de photos kayak et montagne avec flickr
Re : Le duo terra ou comment passer de cinque terre à deux.
« Réponse #1 le: 04 novembre 2017, 07:03:19 »
Merci pour ton retour. Tu as fait de très belles photos  :bravo:
  • Valley Sirona 16.1 RM

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Re : Le duo terra ou comment passer de cinque terre à deux.
« Réponse #2 le: 04 novembre 2017, 07:58:23 »
 :good:
  • ysak luxe seigneur de la côte charentaise
avec "l'aventure" d'ile en ile , seul ou accompagné, apprendre pour partager