Auteur Sujet: La hausse de la salinité en Mer Noire, source de futur rejets de Méthane  (Lu 2729 fois)

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La Mer Noire, historiquement ancien lac d'eau douce, est devenu au fil du temps une mer.
Ce long processus rends ses fonds instables et des géologues se sont penchés sur le sujet.
Encore un court article de La Croix qui permet de comprendre la situation. Pour une fois, l'Homme ne semble pas être à l'origine du sujet...

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/En-Mer-noire-salinite-destabilise-fonds-marins-2018-01-11-1200905139

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Bizarre, ça marche pour moi  :voyons: :unsure:
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Idem !
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J'ai ça comme message :

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Mince, J'ai aussi le message ce soir....

J'essaierai sur mon micro.

« Modifié: 23 janvier 2018, 22:33:05 par sylv1 »
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Les hydrates de méthane nichés dans les fonds de la mer Noire sont en train de fondre à cause de la diffusion du sel dans les sédiments.
Cette dissociation augmente les risques d’avalanches sous-marines et l’acidification de l’eau. Elle pourrait aussi libérer de grandes quantités de méthane dans la colonne d’eau, puis dans l’atmosphère.
 
On savait jusqu’à maintenant que les hydrates de méthane terrestre (emprisonné dans le permafrost des régions arctiques) et sous-marin commençaient à fondre sous l’effet du réchauffement climatique (hausse de température) et de la pression (hausse du niveau de la mer).

Aujourd’hui, « pour la première fois, les géologues marins ont observé, in situ, que ces hydrates de méthane pouvaient également se déstructurer sous l’effet d’une hausse de la salinité de l’eau », indique Stephan Ker, géologue marin à l’Ifremer de Brest-Plouzané. Auparavant toutefois, ce phénomène avait été observé au laboratoire.
Que sont les hydrates de méthane ? Ce sont des molécules méthane, principal constituant du gaz naturel, enfermées dans une cage de molécules d’eau, qui ont l’apparence et la consistance de la glace. Mais au fond de la mer Noire, ils sont à la température de 9 °C.
Gaz à fort effet de serre (25 fois supérieur à celui du CO2), le méthane a un fort impact négatif sur le changement climatique s’il se libère dans l’atmosphère. Par ailleurs, la fonte des hydrates de méthane peut engendrer des glissements de terrain sous-marins importants se traduisant par des tsunamis.

La mer Noire, un ancien lac d’eau douce
Ce phénomène est spécifique à la mer Noire du fait du changement de salinité de ses eaux au cours des millénaires. Depuis plus de 800 000 ans, les variations globales du niveau marin, qui ont pu atteindre jusqu’à – 120 mètres durant les phases glaciaires, sont à l’origine de plusieurs phases de connexion/déconnexion entre la mer Noire et la mer Méditerranée via le détroit du Bosphore.
« Jusqu’à il y a 9 000 ans, la mer Noire était un lac d’eau douce, mais après un contact avec la Méditerranée, sa concentration en sel a augmenté de 2 à 22 g/l, et depuis 2 000 ans cela perturbe la composition des sédiments », explique Stephan Ker.
Une zone de 2 800 km2 pourrait être concernée par ce phénomène d’ici à 5 000 ans, correspondant à un volume de gaz estimé jusqu’à 200 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de cinq ans de consommation de gaz naturel pour un pays comme la France.

Ces résultats sont le fruit d’une campagne océanographique du Pourquoi pas ?, en 2015, intitulée GHASS, et menée par l’Ifremer et l’Institut national roumain de géologie marine (GeoEcoMar) de Bucarest.
Les mesures ont concerné la partie roumaine de la mer Noire, avec des prélèvements de sédiments effectués à 700-800 mètres de profondeur et des mesures sismiques de très haute résolution, complétées par des analyses chimiques de la composition des fluides. « Associées et modélisées, toutes ces mesures permettent d’extrapoler les résultats à l’ensemble de la mer Noire et de prédire l’évolution des hydrates de méthane à l’avenir », souligne Stephan Ker.
Denis Sergent

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