Auteur Sujet: Sont pénibles ces Italiens...  (Lu 1506 fois)

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Sont pénibles ces Italiens...
« le: 26 février 2010, 06:59:03 »

Après les décharges dans l'eau .... le fuel :


Partie d'Italie, une nappe d'hydrocarbures de 10 km sur 300 m est sous surveillance. Les moyens mis en oeuvre et la météo permettent de contenir le risque.

Un Falcon 50 de la Marine nationale, un hélicoptère Dauphin, mais aussi un avion Polmar des Douanes, spécialisé dans la détection des pollutions marines... La nappe de fioul qui dérive lentement au large des côtes azuréennes était sous haute surveillance hier (nos éditions de ce mercredi). Il faut dire que la traînée d'hydrocarbures, mêlant à la fois de l'essence brute et raffinée, mesurait plus de 10 km de long sur 300 mètres de large, lorsque mardi soir elle est entrée dans les eaux françaises (depuis l'Italie). Soit l'équivalent de 400 terrains de football mis bout à bout ! De quoi laisser craindre une pollution majeure sur les côtes azuréennes.

Un vent modéré n'excédant pas les 15 noeuds et une mer calme : hier le salut est venu du ciel. La nappe a continué de dériver. Après s'être disloquée en trois plaques distinctes, elle s'est même rapprochée du littoral.

Alors qu'elle se trouvait à 15 km au large de Cap-d'Ail, elle n'était plus qu'à 7 km du bord après avoir passé le Cap d'Antibes dans l'après-midi. Mais, les conditions météorologiques particulièrement clémentes ont permis de maintenir la pollution à distance.

« Les nappes ne devraient pas s'échouer sur la Côte à moins d'une évolution météorologique », confirmait dans la soirée le lieutenant de vaisseau Parrot de la Marine nationale.

Par mesure de précaution, le préfet des Alpes-Maritimes appelait toutefois les maires des communes situées entre Cagnes et Mandelieu à être particulièrement vigilants.

Quelques résidus de fioul pouvant venir ternir leurs plages.

Toutefois, aucune interdiction de baignade ou de pêche n'avait été décrétée hier soir. De quoi pousser un grand « ouf » de soulagement. On se souvient en effet des conséquences dramatiques, en octobre 2005, du dégazage en mer d'un navire au large des Alpes-Maritimes (ci-dessous).

Cette fois, il semble que cette nouvelle pollution maritime soit accidentelle.

Dès le lundi 22 février 2010 à 19 heures, la principauté de Monaco affirme avoir été « prévenue par les autorités italiennes d'une collision entre deux navires devant le port de Gênes occasionnant cette pollution par hydrocarbures ».

Les gendarmes font des prélèvements

Malgré tout, mardi soir, ainsi qu'hier, les gendarmes maritimes de Nice sont allés procéder à des prélèvements pour s'assurer de l'origine de cette nappe.

Manifestement, elle a dérivé le long de la Riviera italienne avant de pénétrer dans les eaux françaises.

Trois navires transalpins étaient d'ailleurs toujours à l'oeuvre hier pour récupérer un maximum de fioul. ils ont été renforcés par l'Ailette, un navire expert de la cellule antipollution de la Marine nationale française équipé d'un chalut et de pompes.

Les autorités monégasques ont également dépêché des moyens de surveillance sur zone.

La coopération des trois États, comme le prévoit le plan d'entraide européen « RAMOGEPOL » a ainsi permis de disperser une partie des hydrocarbures.

Ils n'étaient plus présents hier soir que sous forme d'irisation (pellicule de surface) et de boulettes.

Indépendamment des conditions météorologiques, le risque d'une véritable marée noire ternissant la Côte d'Azur était donc écarté hier soir.

sur la Côte d'Azur
E. G.
Nice-Matin
Necky Manitou II, Nahskwell Fit 11'0 et un Pingouin!